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PER pour les enfants : que choisir en 2026 ?

L'ouverture de PER pour les mineurs est désormais interdite. Quelles sont les meilleures alternatives pour préparer l'avenir de vos enfants ?

Gravure ancienne d'un sablier au sable fin, symbole du temps et de la préparation
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Pendant quelques années, le PER (Plan d'Épargne Retraite) individuel a été utilisé comme un outil de défiscalisation massif pour les parents. En ouvrant un PER au nom de leur enfant mineur, les parents pouvaient déduire les versements de leur propre revenu imposable, tout en constituant un capital pour l'avenir de l'enfant (utilisable notamment pour l'achat de sa future résidence principale).

Cependant, face à ce qu'elle a considéré comme une optimisation fiscale excessive, la loi a sifflé la fin de la récréation. Depuis 2024, il est interdit d'ouvrir un PER pour un mineur. Pour les contrats déjà ouverts, les versements ne sont plus déductibles du revenu des parents.

En 2026, quelles sont les stratégies restantes pour épargner efficacement pour ses enfants tout en conservant un cadre fiscal avantageux ?


1. Pourquoi le PER mineur a-t-il été supprimé ?

A. Une niche fiscale jugée abusive

Le mécanisme permettait à des parents ayant une TMI (Tranche Marginale d'Imposition) élevée (41 % ou 45 %) de réduire leur impôt tout en gardant la main sur les fonds. Par exemple, un versement de 10 000 € générait une économie d'impôt immédiate de 4 500 € pour les parents.

B. Le blocage des fonds

L'État a souhaité recentrer le PER sur sa mission première : la préparation de la retraite, et non l'épargne de précaution ou l'aide à l'achat immobilier pour les jeunes adultes.


2. L'Assurance-Vie : la reine indétrônable

A. La souplesse absolue

L'Assurance-Vie reste le support le plus adapté pour un mineur. Elle permet de prendre date fiscalement. Après 8 ans, les rachats bénéficient d'un abattement annuel sur les intérêts de 4 600 € (pour une personne seule).

B. Le pacte adjoint

Pour éviter que l'enfant ne dilapide le capital à sa majorité (18 ans), les parents peuvent rédiger un pacte adjoint annexé au contrat. Cet acte juridique permet de bloquer les rachats jusqu'à un certain âge (maximum 25 ans), garantissant que l'argent servira bien à financer des études ou un premier apport immobilier.

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3. Le PEA Jeune : pour les 18-25 ans

A. Un tremplin vers la bourse

Dès que votre enfant atteint la majorité et s'il est toujours rattaché à votre foyer fiscal, il peut ouvrir un PEA Jeune. Le plafond de versement est limité à 20 000 €, mais il bénéficie de la même fiscalité qu'un PEA classique : après 5 ans, les gains sont totalement exonérés d'impôt sur le revenu.

B. L'exemple chiffré

Si vous versez 20 000 € sur un PEA Jeune investi en ETF (fonds indiciels) et que ce capital croît de 5 % par an pendant 10 ans, l'enfant disposera d'environ 32 500 €. En sortant, il ne paiera que les prélèvements sociaux (17,2 %) sur la plus-value, soit une économie fiscale de plusieurs milliers d'euros par rapport à un compte-titres classique.


4. Le Plan d'Épargne Avenir Climat (PEAC)

A. La nouveauté verte

Créé pour remplacer le PER mineur, le PEAC est un nouveau produit d'épargne réservé aux moins de 21 ans. Les fonds sont investis dans l'économie verte et la transition écologique.

B. Un cadre fiscal identique au Livret A

Les intérêts du PEAC sont totalement exonérés d'impôt et de prélèvements sociaux. C'est une alternative intéressante pour une épargne de long terme, même si le plafond et les supports d'investissement sont plus contraints que sur une assurance-vie.


5. Conclusion : Anticiper pour mieux transmettre

La fin du PER pour mineurs oblige les parents à revenir à des stratégies plus classiques mais tout aussi performantes. L'important n'est pas tant le produit que la durée de l'investissement. Plus vous commencez tôt, plus la magie des intérêts composés pourra opérer.

Cependant, choisir entre assurance-vie, PEAC ou dons manuels dépend de votre propre situation fiscale et de la structure de votre patrimoine. Un mauvais choix peut entraîner des droits de donation inutiles ou un blocage juridique non souhaité.


Avertissement : Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Chaque situation patrimoniale étant unique, nous vous recommandons de consulter un Conseiller en Gestion de Patrimoine (CGP) agréé avant toute décision.

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