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Stratégie par profil

Gestion de patrimoine de l'expatrié et du non-résident

L'expatriation rebat toutes les cartes patrimoniales : résidence fiscale, conventions bilatérales, sort des enveloppes françaises (PEA, assurance-vie), IFI limité aux biens immobiliers français, retraites cotisées dans plusieurs pays. Les expatriés bien conseillés utilisent leur statut comme une fenêtre d'optimisation ; les autres découvrent les doubles impositions a posteriori.

Ce qui se joue pour un expatrié

Les leviers à activer

Cartographier avant d'optimiser

Première étape de tout patrimoine international : un inventaire par pays (actifs, enveloppes, retraites en cours) croisé avec la convention fiscale applicable. La plupart des erreurs coûteuses — double imposition, non-déclaration de comptes étrangers, succession bloquée — viennent d'une cartographie incomplète, pas de mauvais placements.

La fenêtre de non-résidence

Selon le pays d'accueil, certaines opérations sont nettement moins taxées pendant l'expatriation : cession de titres (attention à l'exit tax au départ), perception de dividendes, rachat d'assurance-vie (prélèvement conventionnel parfois réduit). Ces fenêtres se planifient avec les calendriers de mobilité.

Immobilier français à distance

Conserver ou constituer un patrimoine immobilier en France depuis l'étranger reste pertinent — revenus en euros, ancrage pour le retour — mais le régime fiscal des non-résidents (prélèvements sociaux selon affiliation, représentation fiscale à la revente, IFI) impose une structuration réfléchie, souvent via SCI.

Préparer le retour comme un projet

Le retour en France réactive l'imposition mondiale : revenus, plus-values latentes, comptes et trusts étrangers à déclarer. Réaliser certaines plus-values, réorganiser les détentions et purger les situations ambiguës avant de redevenir résident est presque toujours plus efficace qu'après.

Passez de la lecture au diagnostic

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Questions fréquentes

Puis-je garder mon assurance-vie française en expatriation ?

Oui, et c'est souvent recommandé : le contrat continue de capitaliser. La fiscalité des rachats dépend ensuite de la convention fiscale entre la France et votre pays de résidence — parfois plus favorable que pour un résident français.

Suis-je redevable de l'IFI en tant que non-résident ?

Oui, sur vos seuls actifs immobiliers situés en France (et parts de sociétés à prépondérance immobilière française), dès que leur valeur nette dépasse 1,3 M€. Les biens situés à l'étranger ne comptent pas.

Quand préparer mon retour en France ?

Idéalement 12 à 24 mois avant : c'est le délai nécessaire pour arbitrer les plus-values sous le régime du pays de départ, réorganiser les structures et planifier les donations éventuelles avant de redevenir résident fiscal français.

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